Perraults Märchen

Le Chat botté

Der gestiefelte Kater

Der Sohn eines Müllers erbt nichts als einen Kater, doch der hat einen Plan, um seinem Herrn zu helfen.

Kapitel 4 Französisch A2 Grundlagen
Nomen Eigenname Verb Hilfsverb Adjektiv Adverb Pronomen Determinativ Adposition Zahlwort Nebenordnende Konjunktion Unterordnende Konjunktion Partikel Interjektion Sonstiges

Un meunier est mort. Il avait trois fils, et il leur a laissé seulement son moulin, son âne et son chat. Les trois fils se partagent vite l’héritage : l’aîné prend le moulin, le deuxième prend l’âne, et le plus jeune a seulement le chat.

Le plus jeune est très triste.

— Mes frères peuvent gagner leur vie ensemble, dit-il. Mais moi, je vais manger mon chat et faire des gants avec sa peau. Et après, je vais mourir de faim.

Le Chat entend ces mots. Il reste calme et il dit d’un air sérieux :

— Ne soyez pas triste, mon maître. Donnez-moi seulement un sac et faites-moi une paire de bottes pour aller dans les buissons. Vous allez voir : votre part n’est pas si mauvaise.

Le maître ne le croit pas vraiment. Mais il a souvent vu son chat attraper des rats et des souris avec beaucoup d’intelligence. Le Chat se cachait dans la farine pour faire le mort, ou il se pendait par les pieds. Alors le jeune homme garde un peu d’espoir.

Quand le Chat a ses bottes, il les met fièrement. Il passe son sac autour de son cou, et il va dans un champ plein de lapins. Il met de la salade dans son sac. Puis il se couche par terre comme s’il était mort, et il attend. Bientôt, un jeune lapin entre dans le sac pour manger. Tout de suite, le Chat ferme le sac, et il tue le lapin.

Très fier, le Chat va au palais du roi et il demande à lui parler. On l’emmène chez le roi. Le Chat fait une grande révérence et il dit :

— Sire, voici un lapin de la part de mon maître, monsieur le marquis de Carabas.

C’est le nom qu’il a choisi pour son maître.

— Dites à votre maître que je le remercie, répond le roi. Ce cadeau me fait plaisir.

Une autre fois, le Chat se cache dans un champ de blé, avec son sac ouvert. Deux perdrix entrent dans le sac, et il les attrape. Il va les donner au roi, comme le lapin. Le roi est encore très content, et il lui donne un peu d’argent pour le remercier. Pendant deux ou trois mois, le Chat apporte souvent du gibier au roi, de la part de son maître.

Un jour, il apprend que le roi va se promener au bord de la rivière avec sa fille, la plus belle princesse du monde. Il dit à son maître :

— Si vous suivez mon conseil, vous allez être riche. Allez vous baigner dans la rivière, à l’endroit que je vais vous montrer. Après, je m’occupe de tout.

Le marquis de Carabas fait ce que son chat lui dit, sans comprendre pourquoi. Pendant qu’il se baigne, le roi passe sur la route. Alors le Chat crie de toutes ses forces :

— Au secours ! Au secours ! Monsieur le marquis de Carabas se noie !

Le roi entend les cris et il regarde par la fenêtre de son carrosse. Il reconnaît le Chat qui lui a apporté tant de cadeaux, et il ordonne à ses gardes d’aller vite aider monsieur le marquis de Carabas. Pendant que les gardes sortent le pauvre marquis de la rivière, le Chat s’approche du carrosse. Il raconte au roi que des voleurs ont emporté les vêtements de son maître. En réalité, le Chat a caché ces vêtements sous une grosse pierre.

Le roi envoie tout de suite chercher un de ses plus beaux habits pour monsieur le marquis de Carabas. Le jeune homme est beau, et avec ces beaux vêtements, il a l’air d’un vrai prince. Il regarde deux ou trois fois la fille du roi, avec respect et avec un peu de tendresse, et elle tombe follement amoureuse de lui. Le roi l’invite dans son carrosse pour la promenade.

Le Chat est très content : son plan marche. Il court devant le carrosse. Il rencontre des paysans qui coupent l’herbe d’un pré, et il leur dit :

— Braves gens, le roi va passer. Dites-lui que ce pré est à monsieur le marquis de Carabas. Sinon, je vais vous couper en petits morceaux !

Le roi arrive et il demande aux paysans :

— À qui est ce pré ?

— Il est à monsieur le marquis de Carabas ! répondent-ils tous ensemble, parce qu’ils ont peur du Chat.

— Vous avez là une belle terre, dit le roi au marquis.

— Oui, Sire, répond le marquis. Ce pré donne beaucoup d’herbe chaque année.

Le Chat court toujours devant. Il rencontre des paysans qui coupent le blé, et il leur dit :

— Braves gens, dites au roi que ces champs de blé sont à monsieur le marquis de Carabas. Sinon, je vais vous couper en petits morceaux !

Le roi passe un moment plus tard, et il demande à qui sont tous ces champs.

— Ces terres sont à monsieur le marquis de Carabas, répondent les paysans.

Et le roi félicite encore le marquis. Le Chat dit la même chose à tous les gens qu’il rencontre, et le roi est étonné : monsieur le marquis de Carabas est vraiment très riche !

Enfin, le Chat arrive devant un beau château. Le maître de ce château est un ogre, le plus riche de tous les ogres : toutes les terres que le roi a vues pendant sa promenade sont à lui. Le Chat sait qui est cet ogre et ce qu’il peut faire. Il demande à lui parler, et il dit qu’il ne veut pas passer près de son château sans venir le saluer. L’ogre le reçoit aussi poliment qu’un ogre peut le faire.

— On m’a dit que vous pouvez vous changer en toutes sortes d’animaux, dit le Chat. Par exemple, en lion ou en éléphant.

— C’est vrai, répond l’ogre. Regardez, je vais devenir un lion !

Le Chat a si peur de voir un lion devant lui qu’il monte tout de suite sur le toit. C’est difficile et dangereux, parce que ses bottes ne sont pas faites pour marcher sur les tuiles. Un peu plus tard, l’ogre reprend sa forme normale. Le Chat descend, et il dit qu’il a eu très peur.

— On m’a dit aussi que vous pouvez devenir un tout petit animal, dit le Chat. Par exemple, un rat ou une souris. Mais je ne le crois pas. Pour moi, c’est impossible.

— Impossible ? répond l’ogre. Vous allez voir !

Et il se change en une petite souris qui court sur le sol. Le Chat se jette sur elle, et il la mange.

Pendant ce temps, le roi voit le beau château de l’ogre, et il veut entrer. Le Chat entend le carrosse sur le pont. Il court accueillir le roi et il dit :

— Bienvenue, Sire, au château de monsieur le marquis de Carabas !

— Comment, monsieur le marquis ? dit le roi. Ce château est à vous aussi ? Cette cour et ces bâtiments sont magnifiques ! Allons voir l’intérieur, s’il vous plaît.

Le marquis donne la main à la jeune princesse, et ils suivent le roi dans une grande salle. Là, il y a un magnifique repas. L’ogre l’a préparé pour des amis, mais ses amis n’osent pas entrer, parce que le roi est là.

Le roi aime beaucoup monsieur le marquis de Carabas, et sa fille l’aime encore plus. Le roi voit aussi toutes les richesses du marquis. Après cinq ou six verres de vin, il lui dit :

— Monsieur le marquis, si vous voulez, vous pouvez devenir mon gendre.

Le marquis fait de grandes révérences et il accepte. Le jour même, il épouse la princesse. Le Chat devient un grand seigneur, et il court après les souris seulement pour s’amuser.

Moralité : un riche héritage est une bonne chose. Mais pour les jeunes, l’intelligence et le travail valent souvent plus que l’argent de leurs parents.

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