Perraults Märchen

Cendrillon

Aschenputtel

Cendrillon arbeitet für ihre Schwestern und träumt davon, zum Ball zu gehen, aber sie hat kein schönes Kleid.

Kapitel 6 Französisch A2 Grundlagen
Nomen Eigenname Verb Hilfsverb Adjektiv Adverb Pronomen Determinativ Adposition Zahlwort Nebenordnende Konjunktion Unterordnende Konjunktion Partikel Interjektion Sonstiges

Il était une fois un homme qui avait une fille. Elle était douce et bonne comme sa mère, la meilleure personne du monde. Après la mort de sa femme, l’homme s’est marié une deuxième fois. Sa nouvelle femme était la plus fière du pays, et elle avait deux filles aussi fières qu’elle.

La belle-mère ne supportait pas la gentillesse de la jeune fille. À côté d’elle, ses propres filles semblaient encore plus méchantes. Elle lui donnait tout le travail de la maison : la vaisselle, les escaliers, les chambres. La jeune fille dormait dans un grenier, sur un vieux lit de paille, et ses sœurs avaient de belles chambres avec de grands miroirs. La pauvre fille ne disait rien. Elle n’osait pas se plaindre à son père, parce que sa nouvelle femme décidait de tout.

Le soir, après son travail, elle s’asseyait dans un coin de la cheminée, dans les cendres. C’est pour cela qu’on l’appelait Cendrillon. Avec ses vieux vêtements, Cendrillon était pourtant cent fois plus belle que ses sœurs.

Un jour, le fils du roi donne un bal, et il invite les deux sœurs. Elles sont très contentes. C’est encore du travail pour Cendrillon : elle repasse leur linge et elle prépare leurs robes. Elle a bon goût, alors elle les coiffe aussi. Pendant qu’elle les coiffe, les sœurs lui demandent :

— Cendrillon, tu voudrais aller au bal ?

— Oh, mesdemoiselles, vous vous moquez de moi. Le bal, ce n’est pas pour moi.

— Tu as raison ! Une fille pleine de cendres au bal ? Tout le monde va rire !

Cendrillon est bonne : elle les coiffe très bien.

Enfin, le grand jour arrive, et les sœurs partent au bal. Cendrillon les regarde partir. Quand elle ne les voit plus, elle se met à pleurer. Sa marraine arrive et la voit en larmes. Sa marraine est une fée.

— Qu’est-ce que tu as ? demande-t-elle.

— Je voudrais bien… Je voudrais bien…

Cendrillon pleure si fort qu’elle ne peut pas finir sa phrase.

— Tu voudrais bien aller au bal, n’est-ce pas ? dit la marraine.

— Oh oui ! répond Cendrillon.

— Eh bien, si tu es une gentille fille, tu vas aller au bal. Va dans le jardin et apporte-moi une citrouille.

Cendrillon apporte la plus belle citrouille du jardin. Elle ne comprend pas comment une citrouille peut l’aider. La marraine vide la citrouille et elle la touche avec sa baguette. Tout de suite, la citrouille devient un beau carrosse doré.

Puis la fée trouve six souris vivantes dans le piège à souris. Elle les touche avec sa baguette, et elles deviennent six beaux chevaux gris. Mais il faut aussi un cocher.

— Je vais voir s’il y a un rat dans le piège à rats, dit Cendrillon. Avec un rat, nous pouvons faire un cocher.

— Tu as raison, dit la marraine. Va voir !

Il y a trois gros rats dans le piège. La fée choisit le rat qui a la plus belle barbe. Elle le touche avec sa baguette, et il devient un gros cocher avec de belles moustaches. Ensuite, Cendrillon trouve six lézards derrière l’arrosoir du jardin, et la fée les change en six domestiques. Ils montent tout de suite derrière le carrosse.

— Voilà, dit la fée. Maintenant, tu peux aller au bal. Tu es contente ?

— Oui, mais est-ce que je vais aller au bal avec ces vilains vêtements ?

La marraine la touche avec sa baguette. Ses vieux vêtements deviennent une robe d’or et d’argent, couverte de pierres précieuses. Puis la marraine lui donne une paire de pantoufles de verre, les plus jolies du monde.

Cendrillon monte dans le carrosse. Mais sa marraine lui dit :

— Attention ! Il faut que tu partes du bal avant minuit. À minuit, le carrosse va redevenir une citrouille, et les chevaux vont redevenir des souris. Ta belle robe va redevenir ta vieille robe.

Cendrillon promet de partir avant minuit, et elle part, très heureuse.

Au château, on dit au fils du roi qu’une grande princesse inconnue vient d’arriver. Il court la recevoir et il l’emmène dans la salle de bal. Tout le monde arrête de danser, et les violons arrêtent de jouer. Tout le monde regarde la belle inconnue. Même le vieux roi dit tout bas à la reine qu’il n’a pas vu une si belle jeune fille depuis longtemps.

Le fils du roi invite la jeune fille à danser. Elle danse avec tant de grâce que tout le monde l’admire encore plus. Pendant le repas, le prince ne mange rien : il la regarde tout le temps. Cendrillon va s’asseoir près de ses sœurs, et elle leur donne des oranges et des citrons, un cadeau du prince. Les sœurs sont très étonnées, parce qu’elles ne la reconnaissent pas.

À onze heures trois quarts, Cendrillon fait une grande révérence et elle part très vite. À la maison, elle remercie sa marraine. Elle lui dit qu’elle veut retourner au bal le lendemain, parce que le prince l’a invitée.

Pendant qu’elle parle avec sa marraine, ses deux sœurs frappent à la porte. Cendrillon va leur ouvrir. Elle bâille et elle se frotte les yeux, comme si elle se réveillait.

— Vous rentrez bien tard ! dit-elle.

— Le bal était magnifique ! dit une des sœurs. La plus belle princesse du monde est venue. Elle a été très gentille avec nous et elle nous a donné des oranges et des citrons.

Cendrillon est très heureuse. Elle demande le nom de cette princesse. Les sœurs répondent que personne ne la connaît, et que le fils du roi veut absolument savoir qui elle est. Cendrillon sourit et elle dit :

— Elle est donc très belle ? Est-ce que je peux la voir, moi aussi ? Mademoiselle Javotte, prêtez-moi votre robe jaune, celle que vous mettez tous les jours.

— Quoi ? dit Javotte. Prêter ma robe à une fille sale comme toi ? Je ne suis pas folle !

Cendrillon s’attend à cette réponse, et elle est contente : elle ne veut pas vraiment cette robe.

Le lendemain, les deux sœurs vont au bal. Cendrillon y va aussi, encore plus belle que la première fois. Le prince reste toujours près d’elle et il lui dit des mots doux. Cendrillon est si heureuse qu’elle oublie les paroles de sa marraine. Tout à coup, elle entend le premier coup de minuit. Elle croyait qu’il était seulement onze heures ! Elle se lève et elle court vers la porte, rapide comme une biche. Le prince la suit, mais il ne peut pas l’attraper. Dans sa course, Cendrillon perd une de ses pantoufles de verre, et le prince la ramasse avec soin.

Cendrillon arrive chez elle sans carrosse, sans domestiques et dans ses vieux vêtements. Il lui reste seulement une petite pantoufle de verre, la deuxième de la paire.

Quand les sœurs rentrent du bal, Cendrillon leur demande si la belle dame était là. Elles répondent que oui, mais qu’elle est partie très vite à minuit. Elle a perdu une de ses petites pantoufles de verre. Le fils du roi l’a ramassée, et il l’a regardée pendant tout le reste du bal. Il est sûrement très amoureux de la belle jeune fille.

Elles ont raison. Quelques jours plus tard, le fils du roi fait une annonce dans tout le pays. Il va épouser la jeune fille qui peut mettre cette pantoufle. Les princesses essaient la pantoufle, puis les dames de la cour, mais elle ne va à personne. On l’apporte chez les deux sœurs. Elles font tout pour mettre leur pied dans la pantoufle, mais elles n’y arrivent pas. Cendrillon les regarde et elle reconnaît sa pantoufle. Elle rit et elle dit :

— Est-ce que je peux l’essayer, moi aussi ?

Ses sœurs se moquent d’elle. Mais l’homme qui apporte la pantoufle regarde bien Cendrillon, et il la trouve très belle.

— C’est juste, dit-il. Toutes les jeunes filles doivent l’essayer : c’est l’ordre du prince.

Cendrillon s’assoit. L’homme met la pantoufle à son petit pied, et elle lui va parfaitement. Les deux sœurs sont très étonnées. Puis Cendrillon sort de sa poche l’autre petite pantoufle et elle la met à son autre pied. Les sœurs sont encore plus étonnées. À ce moment, la marraine arrive. Elle touche les vêtements de Cendrillon avec sa baguette, et ils deviennent encore plus beaux qu’au bal.

Alors les deux sœurs reconnaissent la belle jeune fille du bal. Elles se jettent à ses pieds et lui demandent pardon pour tout le mal qu’elles lui ont fait. Cendrillon les relève et les embrasse. Elle leur dit qu’elle leur pardonne de tout cœur et qu’elle veut qu’elles l’aiment toujours.

On emmène Cendrillon chez le jeune prince. Il la trouve encore plus belle qu’avant, et quelques jours plus tard, il l’épouse. Cendrillon est aussi bonne que belle. Elle donne à ses deux sœurs un logement au palais, et le jour même, elle les marie à deux grands seigneurs de la cour.

Moralité : la beauté est un trésor, mais la gentillesse vaut encore mieux. C’est le vrai cadeau des fées : sans elle, on ne peut rien ; avec elle, on peut tout.

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